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La fuite.
Lorsque tu te retrouves devant un étranger, et celui-ci n'est que ton reflet dans un miroir crasseux. La lumière t'éblouit, ton regard se perd, tu ne saisis pas. C'est ce qui fait tomber l'humain; lorsqu'il ne sait plus ce qu'il veut, ce qu'il ne veut plus, ce qu'il cherche, et pourquoi il cherche. On fouille les bouquins pleins de poussière, on s'assoit tranquillement, la tête lourde, les jambes molles, les cheveux mal peignés, sale, puant, vêtements fripés. Ça y est, on ouvre l'antiquité de notre vie, vieilles photos, la nostalgie. On rit; on pleure, on fige le vide, puis on appuie la tête contre un mur, comment ce fait-il qu'on en est rendu là? On enlève tout de sur les étagères, on les lances, on les tasses, on recule, on observe, puis on replace, de A à Z. Ce ne sont pas des bouquins, ni des vêtements, ni des objets. Ce sont des émotions, des pensées, et des réponses que l'on replace, que l'on remet là où il devait être en premier lieu.

Il y a toujours ce moment dans la vie qui revient, qui nous hante, qui nous fait un peu peur, un peu souffrir, un peu courir, et s'essouffler. Je ne veux pas courir ma vie. Je ne veux pas la dormir. Je ne veux pas la marcher, je veux juste la vivre comme elle devrait être.

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# Posté le vendredi 06 mars 2009 13:34

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 18:32



La pluie qui se laisse glisser sur les fenêtres poussièreuses, les chiens qui abboyent, les gens qui sourient, une larme par-ci une tempête par-là.Un baiser ici; un claquement de porte par-là.

Amour en développement.
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# Posté le mercredi 29 juillet 2009 18:25